« Des docs à la place des tongs. » Raphaël.Je pourrais parler de toi durant des heures entières. Je passerais du rire aux larmes. Mais à quoi ça servirait ? Tu le sais que je t'aime, que je t'aime au point de me battre, d'y croire. Que je t'aime depuis la seconde ou je suis née et pour toujours. C'est inutile de rabâcher une fois de plus la même histoire, je le sais. Sauf que que c'est plus fort que moi. Je me compare trop, je pense trop, ça aussi je le sais et c'est aussi plus fort que moi. Pourtant, tu le vois hein, que je fais des efforts, que je m'accroche. Je tiens bon. Je suis comme ça, tu me connais bien.
Je ne sais plus quoi dire, quoi écrire. Les mots viennent mais n'ont pas de signification. Je crois qu'ici, je suis un peu perdue. Je suis trop loin de toi, d'eux, de mes racines. Je suis trop loin de moi-même. Ici j'ai rien, j'ai pas de vie. Je suis juste de passage, cinq fois dans l'année. C'est pas vraiment la réalité je crois. Et puis, je me sens vide, vide de toi. T'es là bas, moi ici, et ça peut pas aller. J'ai encore besoin de toi. J'aurais besoin de toi toute ma vie. C'est trop compliqué ce qui se passe en moi, ces sentiments bizarres, j'ai peur que tout ce bonheur s'effondre d'un coup. C'est trop beau pour être vrai. J'ai peur que ça recommence. Bien sûr que je l'ai la force de me relever, mais je m'inquiète. Ca va trop vite tout ça, la vie. Plus ça va et plus ça défile, j'ai plus le temps de faire une pause. Pourtant, j'voudrais rester figer à cet âge là, à ces moments là. J'crois que l'avenir m'effraie un peu, parce que même si je ne serai jamais seule, je suis pas très rassurée. J'essaie toujours de dévier mon chemin de la réalité, pourtant, il arrivera bien ce jour.
En faite, plus on profite, plus ça passe vite. C'est fou quand même. J'ai tellement peur d'avoir des regrets, de pas assumer certaines choses. Pourtant, je crois en moi, enfin, je suis juste sûre d'être incapable d'abandonner, quite à y arriver c'est autre chose. J'angoisse, et si je râtais tout ? Je gâcherais ma vie, j'aurais plus de raison d'être.
Plus, toujours plus, on est jamais assez content. Quoi qu'on fasse, on trouve toujours le moyen d'imaginer mieux. Mais le pire dans tout ça, c'est lorsqu'on prend conscience de tout ce qu'on a, on a tellement peur de le perdre qu'on sait plus comment s'y prendre, alors on gaffe. Ca nous obsède, et pendant tout ce temps, les jours défilent. Sans cesse.
Il est 02:16, bonne nuit.